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[19-20/05/07] --> Transvésubienne 2007
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Auteur Message
Yoyo
Infatigable bavarde


Inscrit le: 18 Mai 2006
Messages: 3242
Localisation: Pas loin de la Cuche...
VTT: TopBike customisé!
MessagePosté le: 25 Mai 2007 12:28    Sujet du message: Répondre en citant

Vinc a écrit:
Mon CR arrive dans l'après-midi ... je n'ose pas le coller juste après celui de Mawika, ça risquerait de faire exploser la page du post Mort de rire ...

Allez, je te file un p'tit coup de main...
Hop, hop, hop, nouvelle page Cool
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Alexisg1



Inscrit le: 16 Mar 2005
Messages: 1656


MessagePosté le: 25 Mai 2007 12:45    Sujet du message: Répondre en citant

Vinc a écrit:
Manque plus que le CR de Faby pour être complet ! Faby, KESTUFOU ?...
Je prévois une déferlante de smiley Très content

@Marika: tip top ! ça me tue cette volonté que vous avez eu !
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Milpat



Inscrit le: 28 Juil 2006
Messages: 800
Localisation: N 43°14'13.96" E 5°23'43.51"
VTT: I CANnondale
MessagePosté le: 25 Mai 2007 12:51    Sujet du message: Répondre en citant

Vinc a écrit:
Manque plus que le CR de Faby pour être complet ! Faby, KESTUFOU ? ...
ben quand t'es la reine, il faut savoir se faire désirer... noblesse oblige, à l'heure actuelle elle doit dicter ses mémoires à son valet : allez, le peuple s'impatiente !

Dernière édition par Milpat le 25 Mai 2007 13:00; édité 1 fois
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Dan



Inscrit le: 16 Mar 2007
Messages: 323
Localisation: Le Mûrier

MessagePosté le: 25 Mai 2007 12:54    Sujet du message: Répondre en citant

Très content
de la balle les CR
_________________
Les doigts dans le nez
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Larsen



Inscrit le: 04 Sep 2005
Messages: 242
Localisation: Tassin (69)
VTT: Yéti 575
MessagePosté le: 25 Mai 2007 13:06    Sujet du message: Répondre en citant

Moqueur j'adore ce souffle épique et surtout Moqueur on voit le film en lisant, ça c'est trop fort, j'ai pas transpiré, mais j'avais presque mal aux cuisses et aux bras,

@alEx: tu t'étais pas dépassé aussi 1 p'tit peu qd t'avais fait ton trip solitaire en croatie, y m'semble avoir lu des trucs sur le dépassement dans ta prose au début où je trainais ici;
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Alexisg1



Inscrit le: 16 Mar 2005
Messages: 1656


MessagePosté le: 25 Mai 2007 13:17    Sujet du message: Répondre en citant

Larsen TT a écrit:
@alEx: tu t'étais pas dépassé aussi 1 p'tit peu qd t'avais fait ton trip solitaire en croatie, y m'semble avoir lu des trucs sur le dépassement dans ta prose au début où je trainais ici;
je te remercie, c'est trop d'honneur Clin d'oeil cela dit j'avais un but, je voulais rentrer ! Mort de rire
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Jip



Inscrit le: 03 Oct 2005
Messages: 56


MessagePosté le: 25 Mai 2007 13:18    Sujet du message: Répondre en citant

Vinc a écrit:
Mon CR arrive dans l'après-midi ... je n'ose pas le coller juste après celui de Mawika, ça risquerait de faire exploser la page du post Mort de rire ...

Moi j'ose M. Green
Si vous avez trouvé les autres un peu longs, celui-ci est mort long Embarassé
J'ai placé quelques (rares) smiley pour récupérer un peu votre souffle. Comme pour la Transvé, il y a des barrières horaires Mort de rire : 7'42" au 7e smiley, 12'37" au 12e !

Samedi 19 mai : le prologue
Après une nuit sous la tente en open squat à la Bolline, réveil à 7h pétante (officiellement pour avoir le temps de faire une ou des recos du prologue, officieusement pour s’entrainer à se lever tôt (la saison de ski étant terminée depuis au moins … 2 semaines, on avait pris l’habitude de grasse mat jusqu’à 9h00)). Petit déjeuner vite avalé et retrait des dossards. Ouf, les inscrits de la dernière semaine (Faby, Marika et Jip) sont bien sur les listes et on peut même faire une équipe mixte !
Embarquement dans le camion/navette et montée à la Colmiane puis télésiège jusqu’au départ du prologue. On part en file indienne comme d’hab à un bon rythme mais sans forcer. Au premier passage raide (bonne cassure de 1 m), tout le monde est arrêté. Yoyo et Marika hésitent un peu (beaucoup) mais finalement passent sans encombre Sourire . 2e passage délicat dans une succession de blocs et de marches (passage au ralenti mais ça passe). On repart un peu devant avec Marika et on se retrouve à descendre sur une piste raide. Plus de fléchage depuis 100 m, on s’est fourvoyé. On remonte et trouve le bon chemin qui continuait à flanc. S’ensuit une succession d’épingles serrées en sous bois bien techniques mais qui passent moyennant la pose d’un pieds. Fin plus roulante et retour à la Bolline.
Pique nique rapidement avalé et on reprend la navette jusqu’à la Colmiane. Petit café en terrasse pour faire passer le temps avant le départ. Comme j’ai le dossard le plus élevé, je pars en premier. Le départ est donné par vagues de 4 toutes les minutes. L’ambiance est plutôt cool. Visiblement je ne suis pas avec de gros « torcheurs » en descente. Au départ je passe en deuxième à la première épingle et je le resterai jusqu’en bas. Le premier n’est pas beaucoup plus rapide mais s’éloigne inexorablement. Le seul but du prologue, c’est de ne pas tomber ni se faire mal. Mais pris dans l’ambiance, je me retrouve à descendre bien vite. Je n’entends déjà plus mes collègues derrière. Par contre, dans la traversée à flanc, je me fais rattraper par un concurrent de la vague suivante. Heureusement un court passage en piste avant la grosse cassure me permet de le laisser passer sans perdre de temps. La cassure est avalée sans réfléchir et sans coup férir et s’ensuit un chemin assez large mais raide et caillouteux ou j’assure (le type de chemin où on prend vite de la vitesse et où je me fais facilement peur). Soudain, j’entends un « Allez Jip » derrière moi. C’est Dim, parti 2 minutes derrière moi, qui me rattrape. Je manque de me manger le talus pour le laisser passer le plus proprement possible et il disparaît déjà devant (on est vraiment pas du même monde en descente ! Choqué ). Arrive le deuxième passage difficile du parcours avec une cassure et des gros rochers. Je passe pas trop vite mais assez proprement ce qui me permet de doubler 1 ou 2 concurrents à pieds ! Sur la courte remontée qui suit, je bourrine comme un âne et je me flingue les cuisses rapidement. Heureusement ce n’est pas long mais par contre je suis un peu exténué pour la traversée technique à flanc qui s’ensuit. Je calme un peu le jeu et j’arrive sur les épingles raides et serrées. Elles sont encore plus creusées que le matin et m’obligent à poser quelques pieds par ci par là mais ça passe encore sur le vélo et je double même 1 ou 2 concurrents à pieds. Sur la piste raide et caillouteuse qui suit, j’essaie de lâcher les freins mais j’évite quand même de trop pédaler. Dernier passage étroit et technique en sous bois, je rattrape un concurrent et en même temps j’entends un type qui arrive à fond derrière moi. Il commence à gueuler « On avance ! On avance ! ». Le type devant moi s’arrête sur le bas côté et du coup je m’arrête aussi. J’en profite pour emboiter la roue du doubleur et, pas de chance pour lui, il y a un petit coup de cul à remonter. Je suis dans sa roue et je l’encourage « Allez ! Allez ! ». Il a du croire qu’il se faisait rattraper parce qu’il s’arrête et me laisse passer !!! Mort de rire Bon ben je passe et j’en profite pour bourriner encore histoire de ne pas le bouchonner à la prochaine descente. En fait je ne le reverrai pas jusqu’à l’arrivée. Je finis en 31’08", bien content d’être allé vite (pour moi !) mais sans tomber et d’avoir tout passer sans encombres. Je retrouve Dim qui à mis 5’ de moins que moi mais qui n’est malgré tout pas premier !!!! Il me dit qu’à partir d’un certain niveau en descente il faut en plus être assez bourrin pour pouvoir pédaler tout le long !!! Je me réhydrate au coca en attendant les autres concurrents de GreVTT. Je vois passer Tonio avec la chaine cassée puis Chocapic avec un pneu crevé (mais en 28’ quand même !!!). C’est d’ailleurs hallucinant le monde qui arrive plus ou moins à pieds avec un pneu crevé ou une chaine cassée … Vient ensuite Faby qui semble à fond. Elle termine en 32’ (je me dis que je suis bien descendu (ou que les quelques remontées m’ont bien aidé) parce qu’en général elle est quand même plus rapide que moi en descente). Arrive ensuite une autre féminine puis Yoyo en 33’ et Marika en 34’. Seb finit en 27’ puis Vinc en 30’ (ah ouais, je me suis vraiment bien déchiré, je ne suis que 30 secondes derrière lui) puis Juju tranquille en plus de 40’ mais sans casse. Sandrine commence à s’inquiéter pour Marco parti en même temps que Vinc. Il finit par arriver en 38’ : il avait casser lui aussi sa chaine !
Fin du prologue, lecture des résultats, et préparation du dormage du soir. Pendant ce temps Dim, Tonio et moi faisons une navette (ou plutôt un rallye automobile Embarassé) jusqu’à Levens pour y laisser 2 voitures. Quand on revient, les manouches Grevttistes sont étalés sur le parking de la Colmiane en train de boire l’apéro. On finit l’apéro avec eux puis ration de pâtes réglementaire et dodo vers 22h30 (en vrac pour certains, en squat pour d’autres ou sous tente).

Dimanche 20 mai : la course
Réveil à 5h30. On a dormi dans le jardin d’enfants à 50 m de la ligne de départ (pour être sur de ne pas rater le départ). Petit déjeuner commun toujours en vrac sur le parking pendant que les autres concurrents arrivent tous frais dans leur voiture après une nuit à l’hôtel ou en gîte. On a l’impression d’être observé comme des bêtes curieuses. Vers 6h30, le dernier pipi de la peur, puis mise en ligne. Il ne fait même pas trop froid. On supporte un tee-shirt et un coupe vent qu’on enlèvera juste avant le départ. Après un ballet d’un hélico juste devant la ligne, à 7h coup de fusil du maire qui lance les 400 VTTistes dans la prairie. On suit le flot sur la piste verte et au bout de 100 m je manque déjà de m’en mettre une sur une tranchée dans l’herbe au milieu de la piste (un truc que tu vois au dernier moment, Marika qui devait me suivre a failli s’en coller une aussi). Ca commence bien Confus … Virage à droite et on attaque la première montée large mais un peu raide quand même. Ca part vite mais je me sens pas trop mal (normal c’est le départ) donc je débute la montée à un bon rythme. Je double Dim parti en première ligne. J’essaie de ne pas me mettre dans le rouge mais en même temps, l’ambiance me pousse à monter à un bon train (trop vite ?). Bref, j’arrive aux premières difficultés techniques et déjà ceux de devant mettent pieds à terre. Je fais comme eux en essayant de me caler dans leur rythme, un petit portage sous le col et on débouche sur la crête. Cyril, parti en avance pour faire des photos, m’annonce 49e. Oulah, je suis peut-être parti un peu vite ! En même temps, ça évitera de me faire bouchonner. Je fais le début de la traversée des crêtes selle haute et dans une petite descente pas très longue mais caillouteuse je bascule dans la pente à droite. Plus de peur que de mal, je n’ai rien. Mais ça m’a bien refroidi et je me jure de prendre le temps de descendre la selle (ou de passer à pieds) pour les prochains passages techniques ! La première descente est belle mais déjà je me fais doubler par les « vrais » descendeurs. Petit soucis je commence à avoir une ampoule à la main droite quand je freine. Ca me fait moins mal quand je freine à 1 doigt (au lieu de 2 d’habitude) mais je m’inquiète quand même un peu pour la suite des descentes (il doit rester plus de 4000 m de D- !). Dans la longue descente sur Lantosque, c’est un peu la guerre. Il y a les grimpeurs et les bourrins comme moi qui nous faisons rattraper par les descendeurs. Ils arrivent comme des balles, te mettent la pression en te gueulant dessus, coupent les épingles à pieds Triste (pour finalement te bouchonner dessous le temps qu’ils remontent sur le vélo !) et même un qui me double sans prévenir dans un endroit pas franchement adéquat. Put… ça promet. J’entends encore un « Allez Jip » à l’arrière et Dim me double sans fioriture. Pour moi la descente sera longue en essayant de suivre quelques gars de mon niveau mais surtout à me faire doubler … A mi descente, j’entends un bruit bizarre sur ma roue arrière. Je m’arrête croyant avoir cassé un rayon. Je ne vois rien. Je repars et toujours ce bruit bizarre qui revient par moment. Je m’arête de nouveau et m’aperçois que j’ai déraillé. Ca devait être ça. Mais le bruit intermittent revient encore sur la roue arrière. Je décide d’assurer et de passer les passages techniques à pieds (dont la marche juste devant le photographe officiel … je l’engueule gentiment en lui disant que c’est pas très fair-play de se mettre ici ! Clin d'oeil). J’arrive enfin à Lantosque sous les encouragements de CEI, d’Amanda et de sa famille. On m’annonce 90e, j’ai donc perdu 40 places ! Petit ravitaillement et je regarde quand même encore ma roue arrière pour m’apercevoir que j’ai effectivement cassé un rayon ! Mais impossible de l’enlever. Heureusement qu’il y a une assistance technique et le mécano lui fait un sort avec sa pince coupante. Il tâte un peu mes autres rayons et me dit que je risque bien d’en casser d’autres. Gloups. Et à partir de combien de rayons cassés il faut mieux que je m’arrête ? « Quand ta roue touche les haubans ! » Ah ben merci, c’est rassurant Roulement des yeux. Bon, de toutes façons maintenant ça monte et pour les descentes ben ça me fera une excuse pour passer à pieds. (je passerai quand même toute la fin de la course avec la hantise d’achever ma roue arrière et j’essaierai dès que je peux de ne pas m’asseoir sur ma selle à la descente (même si c’est parfois reposant …)). Amanda s’inquiète un peu pour Vinc qui n’est pas arrivé. J’essaie de la rassurer en lui disant que j’ai pas mal bourriné dans la première montée et qu’il a du monter plus cool. Finalement il arrive et je repars dans Lantosque. Ca commence par un escalier qui descend. Bon ben à pieds alors ! Puis une ruelle mort raide avec des escaliers qui montent. Ca passe sur le vélo. Puis une descente raide pour rejoindre la rivière en bas. J’ai ma selle en haut je préfère descendre de vélo. J’attaque ensuite la montée avec un gars qui a l’air de bien avancer. Il me propose de le doubler mais je lui dis que je préfère y aller cool pour le début. A la première intersection, le chemin devient encore plus étroit et plus raide. On commence un peu à discuter en disant que quand même c’est bien raide ce chemin et que globalement on passe toujours au plus dur sur ce parcours. Et bim à l’intersection suivante, on prend à gauche et cette fois c’est le moins raide. On se marre Mort de rire. On arrive ensuite sur une piste où on peut rouler un peu. Je le distance et rattrape d’autres coureurs. Y en a un qui dit « Si tu montes trop vite à Peira Cava, tu meurs après ». Bon, ben on va pas monter trop vite alors. Après la piste on attaque un sentier raide mais roulant. Le seul problème c’est les épingles trop serrées où je suis obligé de descendre de vélo. Du coup au bout d’un moment à monter et descendre de vélo, je finis par porter le vélo et finalement ça monte aussi vite ! Vers la fin de la montée, il y a un coureur sur le bord du chemin. Je lui demande si ça va. Il ne me répond pas. En fait il est en train de trafiquer sa roue arrière. J’aurais peut-être du lui demander s’il avait besoin d’aide …A postériori, je me rendrai compte que c’était Greg de 1001sentiers. D’ailleurs il me redouble dans la monté roulante juste avant Peira Cava, il a l’air de monter à fond et semble énervé. Au ravito de Peira Cava, on nous annonce dans les 80. J’ai du mal à boire la flotte. La Contrex me donne envie de vomir. Quelques verres avec du coca dilué et ça passe mieux .Je me force à manger un sandwich préparé la veille mais je n’ai pas vraiment faim. J’attaque la descente sur la Baisse de Béasse que je ne connais pas. Elle est bien dure et bien physique : plein de marches qui te secouent dans tous les sens. Je me dis que si ma roue arrière tient ce traitement elle devrait finir la course. Les coureurs sont plus clairsemés et je me fais beaucoup moins doublé que dans la première descente. J’arrive même à suivre un coureur. Bon d’accord il est en semi-rigide mais au moins il va à mon rythme ! Très content. A la Baisse de Béasse, je connais le parcours jusqu’au col de la Porte. C’est une longue traversée à flanc. Elle se passe pas trop mal et je la termine avec un gars de Manosque avec qui on discute un peu. Il me demande comment ça va. Je lui dis que je gère. Lui, il s’est pris des crampes dans la descente tout à l’heure (je l’avais doublé) mais ça semble aller mieux. On arrive sur la route et on monte ensemble à un bon rythme jusqu’au ravitaillement du col. C’est sensé marquer la mi-course, il est quasiment 13h00. Autrement dit je suis parti pour mettre 12h !!! Bon ben je repars alors. Mon « collègue » de Manosque me rattrape et me dis que ça serait bien de rouler ensemble. Bonne idée, surtout qu’on arrive dans la partie un peu free-ride et peut-être paumatoire. Au début de la descente je baisse ma selle et déjà je me fais larguer. Bon, je vais plutôt assurer alors. Tant pis pour la course en groupe. C’est bien technique et dans un passage bien raide j’ai l’impression que mon pneu avant est crevé. Je le regarde et bim la gamelle dans les taillis épineux à gauche. Je me suis pris le guidon dans les côtes, le vélo sur moi et je suis dans une position inconfortable. Personne devant, personne derrière, je commence à penser que c’était vraiment pas le moment de s’en coller une Confus. Après quelques secondes voire minutes d’effort, je parviens à remonter sur le chemin et à récupérer mon vélo. Je tate mon pneu avant. Il a l’air bien. J’ai un peu mal au cote mais c’est pas pire. Purée je suis vraiment c… Je repars tranquille en descendant de vélo dès que c’est dur (c’est à dire souvent) et je traverse le ruisseau. Je me rends compte que mon pneu avant est cette fois vraiment crevé ! Mal ou Très fou Je continue à monter en me disant que de toutes façons tant que ça roule pas, ça peut attendre mais très vite je débouche sur un sentier en balcon qui semble rouler. Bon ben réparons alors. Ca devait faire 1 an que j’avais pas crevé, autant dire que ma rapidité d’exécution n’a pas du être optimale. Je commence à voir pas mal de coureur me passer devant et soudain Vinc arrive. Il me demande si j’ai besoin d’aide. Je lui dis que non et que j’ai presque fini. Je repars pour la partie la plus nimp du parcours. Une succession de montagne russe sans chemin avec des descentes courtes mais mort raides et des montées du même tonneau. Il y a quelques coureurs avec moi dont un qui tente une descente de la mort dans les marnes là où je suis à pieds. Il me dit « ca se tente ». Je le laisse passer et au bout de 3 m il commence à partir en travers … Bref, on finira tous plus ou moins à pieds, avec des secouristes tous les 20 m nous disant que là c’est raide (ah, bon ?Mort de rire) que là c’est moins raide (oui mais quand même trop pour moi aujourd’hui) et on se finira par un portage bien rustique pour rejoindre la route. Dans cette montée raide à pieds, je commence à sentir mes cuisses qui tirent et les crampes qui ne sont pas loin … Je vais continuer à gérer alors. Arrivé sur la route pour quelques kilomètres de descente sur route (c’est bien dommage cette portion de route descendante mais au moins ça repose). Puis on attaque la descente sur l’Engarvin. C’est technique mais je me fais assez plaisir. Au milieu il y a un court portage pour remonter et je retrouve Vinc ! Il a explosé une de ses chaussures et il a essayé de les rafistoler avec du scotch. Il fait la fin de la descente devant moi. Je le suis à quelques distance et finit pas mal de passages à pieds sur la fin. Au pont de l’Engarvin, portage pour rejoindre la route et on attaque la voie romaine. C’est pas très raide mais assez caillouteux et avec quelques marches. Je préfère monter en portant. Dans un virage un coureur est arrêté. Je lui demande si ça va et il me dis qu’il fait de l’asthme et qu’il n’arrive plus à respirer. Pas de chance je n’ai pas pris ma Ventoline et je ne peux pas l’aider. Je continue et je rattrape Vinc juste avant un village. Il me demande si j’ai mon Duck Tape pour rafistoler sa chaussure qui se fait encore la malle. On s’arrête, il répare sa chaussure et on repart sur un bout de route bien raide. Au village il y a une fontaine mais elle est déjà « squatée » par 2 coureurs. Du coup je continue sachant qu’il doit me rester un peu d’eau dans ma pipette et qu’il y a un ravito au col Saint Michel. 50 m après, un robinet. Cette fois je m’arrête, bois un coup et m’asperge le visage. Alors que le ciel était assez couvert depuis Lantosque, là il est plutôt dégagé et il fait vraiment chaud. Je repars sans attendre Vinc en me disant que de toutes façons il me rattrapera dans la dernière descente et qu’on finira à peu près ensemble. Je retrouve mon « asmathique » avec qui je vais finir la montée. Je lui raconte que moi aussi je suis asmathique mais qu’en vélo je n’ai jamais eu de problème. Je lui raconte aussi que Marco m’avait dit « Tu verras, la montée du col Saint Michel, si tu passes sur le vélo, tu doubles tout le monde ! ». Tu parles. Je monte à pieds et je ne double que ceux qui sont arrêtés ! Mort de rire On finit quand même par rouler un peu sous le col pour arriver au col Saint Michel vers 14h40 il me semble (soit 2h20 avant la barrière horaire). On nous annonce dans les 70, il y a du y avoir des abandons parce que je n’ai pas l’impression d’avoir doublé grand monde depuis Peira Cava. Je repars avec un coureur qui monte à un sacré rythme. On discute un peu. Il me dit que c’est sa première transvé (comme quasi tous ceux que j’ai croisé d’ailleurs) et qu’il le fait en mode rando ! A ce rythme ? Moi je lui réponds que je gère et il me dit quand même que la course doit être dure parce qu’être dans les 70 … C’est clair. En fait ça monte un tout petit peu trop vite pour moi et j’ai peur que les crampes arrivent. Je préfère donc le laisser partir et finir à mon rythme cette dernière montée. D’autant plus que je n’arrive plus à me mettre en danseuse pour cause de cuisse un peu dure et que du coup ça me flingue le bas du dos de rester assis sur ma selle Confus. Je double quand même 1 ou 2 concurrents sur cette piste roulante jusqu’à la Baisse de la Minière. Sur le papier, c’est la fin des montées, il ne reste plus que de la descente. Bien franchement je préfèrerais presque qu’il ne reste plus que de la montée tellement je suis saoulé par les descentes. Surtout que je me remémore le descriptif du roadbook pour cette descente : une traversée à flanc sur un sentier très technique. Au vu du reste des descentes je crains le pire. Je baisse donc ma selle et commence la descente. Au début c’est pas trop dur et je rattrape même un concurrent (j’apprendrai ensuite que c’était MatB). Il veut me laisser passer mais je lui dis que de toutes façons je ne descends pas vite. Finalement je passe quand même et là ça commence à se corser. C’est tantôt roulant tantôt des cassures bien raides et bien engagées. Je passe mon temps à descendre du vélo et ça commence franchement à me gaver. J’ai les cuisses qui me tirent dès que je marche mais je n’ai aucune envie de passer les passages chauds sur le vélo. Pour couronner le tout alors même que je ne prenais aucun risque je crève du pneu avant Mal ou Très fou. Arrêt sous un bosquet et comme tout à l’heure je vois passer les concurrents devant moi dont Vinc qui doit bien se marrer de me voir encore arrêté par une crevaison. Je remets une nouvelle chambre et gonfle comme un forcené parce que je ne suis pas sûr d’avoir encore une chambre de rechange et que je n’ai pas envie de sortir mes rustines pour finir. Je repars sur cette traversée toujours aussi peu roulante avec même quelques remontées en portage. Là franchement je ne rêve plus que d’une chose c’est un sentier bien lisse et bien roulant jusqu’à l’arrivée. Mais ça tabasse encore jusqu’au col du Travail avec toujours ces descentes incessantes du vélo pour ne pas se vautrer bêtement. Au col, les pointeurs nous annoncent plus qu’un quart d’heure jusqu’à Levens ! J’ai du mal à y croire mais ça me booste quand même. Je repars de plus belle et en plus le sentier est beaucoup plus roulant. Je me fais même plaisir quand soudain (manque de lucidité) bim, un caillou mal placé m’envoit encore dans le fossé. Pas de casse encore une fois mais ça me calme pour de bon. J’arrête mes conn…, de toutes façons je vais pas gagner des places maintenant, le but c’est d’arriver entier. Je repars et, horreur, je n’ai plus de frein arrière Maléfique. Je m’arrête. Ma durite a du se casser dans la chute. Put… je suis vraiment trop c.. . Heureusement la fin est proche et il ne reste que 300 m de D- (ou quand même 300 m de D-). Je repars tranquillement, c’est pas trop raide donc ça va et ça remonte même un peu. Et c’est le début d’un sentier en sous bois étroit et pas trop technique mais carrément trop raide sans frein arrière. Au premier virage, j’essaie de freiner et je pars dans le bas côté. Purée, je suis pas rendu. Je repars sur le vélo et dans une portion un peu raide je me fais encore peur avec ma roue avant qui se bloque et qui chasse. Bon, ben, je vais finir à pieds ! Je suis un peu vert parce que pour une fois que la descente n’était pas trop dure, je suis quand même à la rue. Heureusement la portion raide dure une dizaine de minutes et je peux remonter sur le vélo pour finir le sentier jusqu’à la route. On est à 500 m à vol d’oiseau de l’arrivée mais le parcours bifurque à gauche pour une dernière boucle … Le concurrent juste devant moi commence à monter des escaliers à droite de la route. « T’es sûr que c’est là ? ». Il en sait rien. Purée ça fait 85 bornes qu’on roule, le fléchage était nickel et on va se fourvoyer à 1 km de l’arrivée. On commence à gueuler vers les pointeurs de l’organisation au carrefour précédent quand arrive un autre concurrent. Ce n’était pas les escaliers, il fallait suivre la route. On repart donc pour une dernière montée caillouteuse où il faut descendre de vélo puis une descente pas trop raide mais où j’assure toujours sans frein arrière. Et soudain, c’est le Grand Pré. Yes je tiens le bon bout. Je finis tranquille histoire de profiter de ces derniers moments. Je passe la ligne en 10h10’ et je gagne mon autocollant « Finisher » Sourire.
Je retrouve les torcheurs du jour (Seb, Le Gnoux, Dim et Vinc, …) qui sont arrivés depuis plus ou moins longtemps et je m’attable pour manger la paella d’arrivée. J’ai quasi rien mangé de la journée, d’habitude après chaque rando en VTT (même pas forcément longue), j’ai une faim de loup. Mais là rien. Pas envie de manger. 2 bouchées de paella et je laisse. J’ai surtout une énorme envie de vomir que je mets sur le compte de la Contrex que j’ai bu toute la journée. Pas trop fatigué au niveau des jambes mais un gros mal de dos. Je récupère doucement et je commence à m’inquiéter pour les suivants et les suivantes. En discutant avec Vinc, il a trouvé que le parcours était beaucoup plus dur que l’année dernière. Je commence à me dire que les filles vont vraiment en ch… et qu’elles vont avoir du mal à passer la dernière porte horaire. En plus j’ai trouvé toutes les descentes mort dures alors que j’avais dit à Marika que c’était bien plus facile que ce qu’on avait fait le jeudi Embarassé … Je branche le portable au cas où Marika m’appelle pour que j’aille la chercher sur le parcours. Il est 17h passé et la porte horaire était à 17h00 au col Saint Michel. Bon, tout n’est peut-être pas perdu. Finalement c’est Faby qui arrive la première. Enorme la Faby, elles les a toutes fumées et elle termine en 11h !! Bon, ben ça va pas faire plaisir à Georges mais y en aura au moins une à l’arrivée. Arrivent ensuite 2 autres concurrentes puis une anglaise qui finit en 12h. Je lui demande si elle a vu d’autres filles vers la fin. « I don’t see any girls !». Purée c’est pas gagné. Je finis par demander à la colleuse de sticker finisher s’il y a moyen de savoir qui est passé au point de contrôle au col Saint Michel. Elle me dit d’aller voir la cibiste. Je regarde la liste et dans les 10 dernières positions je vois un dossard 111 et un dossard 108. Je sais que Marika était le 111 et comme toutes les filles étaient entre 100 et 110, ça doit être Yoyo. YES !!! Très content Je devais être encore plus heureux que quand je suis arrivé. Elles ont passés la barrière et sauf casse mécanique j’étais persuadé qu’elles finiraient. Marika n'est pas du genre à se débiner après 10h d’effort ! Clin d'oeil Finalement c’est Yoyo qui arrive d’abord avec son assistant Marco puis Marika au bout du pré. Elle a le sourire et n’a même pas l’air fatiguée. Une petite larme et une immense satisfaction. Je l’avais un peu (beaucoup) poussée à s’inscrire parce que j’étais persuadé qu’elle avait le niveau pour finir et l’envie de le faire mais à l’arrivée je commençais à douter (j’ai trouvé ça quand même bien plus dur que je l’imaginais …). Elle m’a fait mentir et j’en suis fou de joie. Le contrat est rempli et avec du plaisir en plus !

Bilan :
Après 1 an de vrai VTT, la Transvé me faisait franchement envie. C’est un truc de bourrin (85 km, 3500 m de D+, 4500 de D-) avec que des chemins techniques et des paysages toujours superbes. J’ai un esprit de compétition mais je n’ai jamais voulu faire des courses de ski de rando ou de VTT me disant que c’était dommage de se tirer la bourre sur un parcours alors qu’on pouvait faire le même (ou plus long) en mode rando. Pourtant, s’il fallait n’en faire qu’une c’était celle là. Alors que tout l’hiver, je n’ai fait que du ski de rando je me disais que cette transvé finalement c’était peut-être pas si bien (autant faire un We de VTT rando en Vésubie) et que de toutes façons le 20 mai je ferai peut-être encore du ski. Finalement, j’ai repris le VTT le 8 mai par un sentier du Facteur à BDO et j’ai complètement basculé du mode ski de rando au mode VTT (faut dire que ça manquait un peu de neige pour skier). Du coup je me suis inscrit le 8 mai soit 6 heures avant la cloture officieuse des inscriptions …
Pour le prologue, je suis franchement content de ma performance. Je suis allé au maximum de mes limites en gardant la marge suffisante pour ne pas tomber. Mais dès le samedi soir ce qui m’a le plus surpris c’est la difficulté d’enchainer 30 minutes d’effort non stop même en descente. D’habitude en mode rando, on s’arrête toujours fréquemment pour attendre tout le monde. Là c’est à toc du début à la fin (quasiment en apnée par moment) et en bas j’étais bien cuit.
Pour la course, je ne voulais pas partir trop vite mais je me suis quand même laissé prendre au jeu. Là encore, ce qui m’a paru le plus dur c’est d’enchainer quasiment s’en s’arrêter sur plus de 10h d’effort. Mon départ un peu rapide m’a probablement fait perdre en lucidité et en fraicheur pour la première traversée et du coup la première descente fut un peu galère parce que je n’étais pas à ma place avec tous les descendeurs qui me doublaient. Je n’ai jamais eu de problème dans les montées (j’aurais probablement pu aller plus vite mais encore une fois au détriment de la lucidité dans les descentes) par contre j’ai vraiment eu l’impression de ne pas avoir le niveau en descente. Tout ce que je passe normalement en mode rando, je ne le passais pas en mode « course » et avec la peur de la chute (je suis tombé 3 fois alors que d’habitude je ne tombe (presque) jamais) je n’ai jamais profité pleinement des descentes. Bref, je ne me suis pas fait autant plaisir dans les descentes que si je les avait faites en mode rando.
Et je reste persuadé que, autant pour finir la Transvé, être bourrin (avec une bonne caisse) et un peu technique peut suffire, autant pour faire une « perf », être fort technicien avec un peu (beaucoup ?) de caisse est indispensable. Pour preuve, devant moi au classement, il n’y a que 5 coureurs qui ont mis plus de temps que moi au prologue et dans les trente premiers il n’y en a qu’un qui met plus de 30’ au prologue.
Au niveau physique (et même psychologique), j’ai trouvé l’épreuve moins difficile qu’un marathon en course à pieds ou qu’un raid longue distance type SaintéLyon (65 bornes à pieds de nuit) et surtout ça laisse beaucoup moins de séquelles physiques (hors chutes éventuelles).
Globalement, j’en garde quand même un très bon souvenir Love pour le côté débile de la course (ce qui me plait), pour la beauté du parcours et des chemins du début à la fin et pour la bonne ambiance entre les coureurs pendant la course (à part peut-être 1 ou 2 descendeurs mais c’est vrai que j’ai bien bouchonné !) et je la referai volontiers l’année prochaine (ou pas) avec un meilleur niveau technique (ou pas !)
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Seb
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MessagePosté le: 25 Mai 2007 13:39    Sujet du message: Répondre en citant

instructifs ces CR!
merci aux écrivains (surtout ceux qu'on lit rarement!!) Clin d'oeil
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Squal



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MessagePosté le: 25 Mai 2007 13:40    Sujet du message: Répondre en citant

P'tain faut plus qu'il fasse de course le Jipounet Choqué Choqué !
Il a attrapé la diarrhée de l'écrivain Embarassé Mort de rire

Bon sérieux pas encore eu le temps de lire, j'étais hors délais au premier smiley... Je m'entraîne une peu et je retente ce soir Clin d'oeil
PS : Sérieusement bien sympa vos CR... Je regrette de ne pas être venu bientôt Confus
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Ca va être plus dur.... mais pas impossible !


Dernière édition par Squal le 25 Mai 2007 13:42; édité 1 fois
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Ben
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MessagePosté le: 25 Mai 2007 13:41    Sujet du message: Répondre en citant

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